Aufray sur Dylan…

En « prélude » des concerts parisiens et strasbourgeois de Dylan, Hugues Auffray (carrément 80 ans, lui !) a raconté au Parisien comment il a connu Bobbie… Extrait…

(et notez bien ce qu’il dit du nouvel « entourage » de Dylan…)

 « On verra. »

Hugues Aufray sera présent demain et mercredi au palais des Congrès, pour écouter son ami américain qui sortira un nouvel album « Together Through Life » le 27 avril. « Jusque-là j’ai toujours été dans les loges. Maintenant il a un nouvel entourage et c’est plus difficile de l’approcher. On verra. »

« C’était un ange »

J’avais été invité par Maurice Chevalier en 1960, à New York, pour représenter les jeunes chanteurs français. J’ai obtenu un contrat de trois mois au Blue Angel. Peter, Paul and Mary y chantaient une chanson de Dylan. C’est ainsi que je l’ai connu. C’était un ange, avec une voix fascinante. J’ai pris une claque. Il inventait quelque chose : prendre une guitare et faire chanter les gens avec des morceaux simples. Contrairement aux Stones ou à Presley, ce n’était pas une parodie de la musique noire. Je me suis dit : je veux faire ça. »

 A l’époque, la France baigne dans un rockabilly local incarné par Johnny et Dick Rivers. Hugues Aufray revient, décroche un tube avec « Santiano » en 1961 et compte bien faire partager son coup de coeur. « Quand Dylan a enregistré son premier album en 1962, il me l’a envoyé, puis il est venu à Paris l’année suivante. Je lui ai trouvé un petit hôtel rue Cujas. Personne ne le connaissait. A Europe 1, Daniel Filipacchi, m’a dit : Le disque de ton pote là, il ne passera jamais dans « Salut les copains ». Puis un grand quotidien m’appelle : Vous auriez quelque chose d’insolite pour nous ? Je réponds : il y a Bob Dylan chez moi qui mange du camembert. Et la journaliste de m’interroger : C’est qui, Bob Dylan ? »

Sans parler du premier concert à l’Olympia du musicien avec The Band en mai 1966. « Il avait bu, fumé et a mis huit minutes à s’accorder sur scène. Le patron de la salle, Bruno Coquatrix, m’a lancé : Votre ami c’est un escroc. Et plein de gens étaient choqués car Dylan avait mis le drapeau américain en fond de scène alors qu’ils venaient voir un mec qui crachait sur l’Amérique. » Les souvenirs d’Hugues Aufray se bousculent, mais le troubadour français connaît trop la discrétion de son héros pour refaire l’histoire. « Après, nous sommes toujours restés plus ou moins en contact mais je n’attends rien de lui, je le laisse dans son monde. Je sais juste que, lorsque j’adapte ses chansons, il a confiance en moi. »

Bob Dylan en concert demain et mercredi au palais des Congrès, porte Maillot, Paris XVIIe. Complet. Et le 21 avril à Strasbourg.

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