30 ans… C’est pas rien !… Et c’est toujours AUSSI BIEN ! ! ! …

Photo volée par Isabelle :

Ichard Strissel 05_10_13

double Major ;-o)) conjuguant avec un art consommé de la synthèse
éléments de sagesse lyonnaise et notre « rebellitude » ;-o)) collective…

(J’ai mis trois mois à publier ce texte,

pourtant écrit d’une traite dès après nos retrouvailles…

Fainéantise, voire procrastination… ?

Crainte d’exposer quelques restes

de « rousseauisme » personnel ?

L’âge qui avance « doucement »

et qui m’entraîne à quelques pudeurs ?

Allez, soyons un peu fou, comme à nos vingts ans,

c’est de circonstance…)

30 ans après ! Retrouvailles de la 54ème promo de l’IECS hier soir au Raven Café, puis au Strissel, puis chez Denis, pour le champagne, quelque part du côté de la Place de la République (il est bon, ton champagne, Denis !).

Merci à Thierry qui a patiemment tenté de retrouver les « camarades » (lol pour Philippe, pour le terme « camarades »), et merci à Richard de m’avoir téléphoné ! Quand j’ai entendu le son de sa voix au téléphone, 30 ans n’y faisaient absolument rien : il s’est juste passé un truc un peu magique, qui se passait déjà quand nous étions ensemble il y a si longtemps… Quelque chose qui ressemble d’assez près au bonheur…

Nous étions une promo un peu (pas mal même…) « atypique », il est vrai. Nous le savons tous. Une promo dans laquelle les différences bien légitimes n’étaient jamais – je crois – source de conflits, mais bien au contraire de complémentarité et d’enrichissement. Une promo où il n’y avait pas de « clans » : nos petites « bandes » sympas savaient se mettre en synergie pour les joyeusetés et pour les évènements parfois plus tragiques…

On a viré – et de quelle belle manière, ! – un prof de comptabilité incompétent. On a été solidaire jusqu’au bout, forçant même parfois l’administration à adopter des solutions juridiques… créatives ;-o))

Et tant d’autres souvenirs…

On a fait une journée de grève (pour la première fois depuis au moins 1968 dans… cette école de commerce. Le lendemain c’était dans Le Monde…). On a connu 1981… Certains d’entre nous ont brassé quelques roses à cette occasion ;-o))  Ceux-là n’auront pas eu trop de quelques années pour faire passer  quelques rêves sous les fourches caudines du réel…  (et voir quelques autres se réaliser, tout de même, hein…).

Nous avons chacun agrandi l’autre, et été agrandi de lui et par lui. Nous avons un peu… grandi ensemble… Et ces années ont été un vrai socle pour nous, nous permettant d’avancer ensuite, et aussi de faire face aux vissicitudes, simplement parce qu’en ces années-là, nous avons été tous en situation de réussite, et que chacun a amené son écot, à la mesure de son envie et de ses possibilités, pour qu’il en soit ainsi. C’est exactement ce que Richard me disait, avec d’autres mots peut-être, assez proches cependant. Et je peux bien dire, moi qui ai fréquenté d’autres milieux, que nulle part ailleurs qu’en ces années là je n’ai connu ces relations simples franches et amicales, dépourvues d’arrière-pensées, SAINES.

Ce que nous avons vécu ensemble, décliné de manière différente selon chacun, mais bien ensemble, était assez exceptionnel, nous en convenons bien. Beaucoup d’entre nous l’ont dit ou laissé entendre : il s’agit souvent des plus belles années de nos vies.

Quelle émotion, donc, de constater qu’à la seconde même de la retrouvaille, la magie a opéré pareillement qu’il y a 30 ans, ou plutôt 34… Quel délice, ces différences qui se croisent, font mine de se toiser l’espace d’un instant, et qui tout de suite s’entrecroisent et S’ACCUEILLENT chaleureusement.

30 ans c’est aussi bien sûr aussi l’occasion d’un joli petit remue-ménage intérieur… L’occasion de voir ce que l’on est soi-même devenu, de se rappeller les « galères » qu’on a connues, et parfois d’en soupçonner avec empathie chez d’autres, de constater les erreurs qu’on a commises, et aussi, quand même, les deux-trois trucs pas trop nuls qu’on a réussis…

C’est constater aussi tout ce qu’on a dû changer dans sa propre manière de considérer les choses, la vie, le monde… (Pfffhhh !…) C’est même, aussi (je parle 100 % pour moi bien sûr…) déplorer tous les trucs à côté desquels on est passé, y compris pendant ces années de bonheur si proches et si lointaines, parce qu’on avait une manière limitée ou trop orientée de se comporter…

C’est entendre les autres te rappeler des trucs que tu as dits et que tu as faits : certains t’honorent plutôt dans l’ensemble, bon ça va… D’autres tu t’en rappelais absolument pas. Tu te dis : »Incroyable, j’ai osé faire ça! » Et parfois : « Fallait quand même être un peu con pour croire aussi dur à ceci ou cela… ».

C’est aussi se rendre compte que si parfois la vie se défait en petits confetti, eh bien se revoir au bout de 30 ans c’est comme si quelques morceaux du Puzzle se remettaient enfin et heureusement en place.

Bon, au bout du compte tu te dis surtout : MAIS QU’EST-CE QU’ON A ETE C… DE PAS SE VOIR PENDANT 30 ANS ! Vraiment des triples c… hein !…

Surtout que quand on y réfléchit un peu, cela n’était dû qu’à une conjonction de hasards et d’évènements fortuits…

Alors : l’an prochain à Nancy ! Merci infiniment à Philippe pour l’invitation. Et bien sûr, comme Richard l’a rappelé  (je m’abrite un peu derrière lui pour ce genre de trucs maintenant ;-o)) ) : toujours rebelles !… ;-o))

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