Archives de Schelcher

Trace

Posted in Uncategorized with tags , , , , , on 6 octobre 2013 by Jeff

(cliquez pour agrandir)

fin_aout_2013_43 fin_aout_2013_41 fin_aout_2013_39 Trace

Suite à l’article sur l’oncle oublié, notre enquête continue difficilement mais patiemment… Une pleine journée pour tout remuer dans le grenier familial à Fessenheim… Il faut se rendre à l’évidence : je n’ai rien trouvé là-bas qui puisse expliquer l’affaire de Jean-Baptiste/Xavier. Tout au plus quelques éléments, comme disposés parcimonieusement par le Maître du Temps (Arrghh, cette chanson : « Lord of the Ages » de Magna Carta !…), éléments qui peuvent préciser un peu plus le contexte.

Emotion donc, quand je trouvai cette première et presque unique TRACE à Fessenheim de Jean-Baptiste/Xavier… Un sac assez imposant. Visiblement d’origine militaire… Il semble qu’il s’agisse de l’emballage d’un colis envoyé par un « SCHELCHER SP 79632 » résidant alors en Allemagne, donc mon père, alors militaire dans les Forces Françaises en Allemagne, à SCHELCHER Xavier résidant alors à Mirande Avenue Chanzy.

Le verso de l’étiquette « 366 » ne passe pas correctement à la photographie. Il y est écrit notamment :

Gepäck !

Name des Reisenden : SCHELCHER

ständiger Wohnort : Av. Chanzy Mirande (Gers) Hôpital

2 stück

Aufgabe am 08/(deux chiffres illisibles)/1953 (il semble)

von  W(puis illisilble)

nach probablement Franck certainement abréviation de Frankreich puis illisible

Le sac est arrivé in fine à Fessenheim par un canal non déterminé (Marie-Rose ? Mon père ?).

J’ai trouvé une seule autre trace de Jean-Baptiste/Xavier : il est mentionné dans un document juridique, (une donation effectuée par la génération précédente), en tant que titulaire d’un éventuel droit d’habitation sur l’immeuble 70 rue de la Libération (lequel immeuble devait d’ailleurs donner lieu à des dommages de guerre qui étaient inclus dans la donation).

Ce document – que je réserve bien sûr à la fratrie et aux cousins est fort intéressant pour éclairer possiblement le contexte de l’époque. Mais là encore, aucune trace du fond de l’affaire…

Complément d’enquête… Un instituteur et un « clown »… hors du commun…

Posted in Do you remember ? with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 août 2011 by Jeff

Suite notamment aux posts :

Victor SCHOELCHER, le parcours d’un Juste – un peu de politique, d’histoire, et de généalogie…

et

Course contre la montre pour retrouver l’oncle oublié.  
 
 

Marcel Foechterlé – instituteur et directeur d’école à Fessenheim de 1946 à 1971, citoyen d’honneur de Fessenheim, décédé en 2010 à Colmar à 93 ans. Patriote insoupçonnable durant la guerre – pas comme l’un ou l’autre, qui surent cependant assurer leurs positions après la libération…

C’est donc LUI qui aurait découvert l’origine fessenheimoise de Marc et Victor Schoelcher.

Il me semble bien avoir fait un séjour dans sa classe… ;-o))

En tout cas ce n’est pas lui la brute épaisse qui me donna un jour une baffe, de tout son poids, parce que j’avais eu le malheur le bonheur de sourire à Simone dans le couloir de l’école !… (Non, non, je ne donnerai pas de nom, c’est le passé…).

 Septembre 1940 : les Alsaciens sont « autorisés » et « invités » à rentrer dans l’Alsace annexée par les Nazis. Un an après l’exil douloureux, le village rentre donc de Mirande. Tout le village, à l’exception notable semble-t-il d’une certaine famille Schelcher…

Septembre 1940 - retour d'exode de Mirande, dans l'Alsace annexée par les Nazis

Marcel Foechterlé, exilé lui-aussi dans le Mirandais, attendra également la fin de la guerre pour rentrer. Il ne pouvait pas accepter qu’à Colmar le boulevard de la République s’appellât désormais prétendument « Adolf Hitlers Strasse »…

Marcel Foechterlé a raconté au début du troisième millénaire cette époque de sa vie, sous le titre « Itinéraire d’un patriote réfractaire à l’annexion de fait – Mon parcours de Baltzenheim à Meilhan 1939-1945. » (Hardt et Ried – Annuaire n° 19 – 2006/2007 – Société d’histoire Hardt et Ried, 20 €).

Marcel Foechterlé - Emile Beringer

On voit ici M. Foechterlé en conversation avec Emile Beringer (à droite), dont il fut aussi l’instituteur (et certainement plus longtemps !…). Emile, affublé d’un « prénom de clown », parfois un peu dur à porter, finira par savoir le fin mot de l’histoire quant à ce choix : sous l’occupation, les nazis…nazifiaient l’Alsace (Didierjean était transformé en Dieterhans, …). On ne choisissait pas librement les prénoms des enfants. C’est pourquoi dans la liste possible, sa maman a choisi « Emil » : il suffirait d’ajouter un « e » après la guerre pour franciser…

Ci-dessous on voit Emile en discussion au Musée Schoelcher/Maison de la Hardt avec Tante Marie-Rose. Il y a 72 ans, à quelques jours près, elle traversait la France dans des wagons à bestiaux. Elle avait 8 ans.

Emile Beringer  et Marie-Rose Goergler - Maison Schoelcher - Musée de la Hardt -21 août 2011

(photo Claudine et Michel)

Merci Emile pour la visite guidée – et truculente –  du vieux village et du musée, dans la torpeur presqu’insupportable du mois d’août !

21 août 2011

Posted in Do you remember ? with tags , , on 25 août 2011 by Jeff

colmar_manege_21_08_11

Une bien belle (et … chaude…) journée.

Hm mais il y en a un qui se cache, là…

(clic, et éventuellement reclic, pour agrandir)

(photo Claudine et Michel)

Victor SCHOELCHER, le parcours d’un Juste – un peu de politique, d’histoire, et de généalogie…

Posted in Do you remember ?, Politik with tags , , , , , , , on 12 septembre 2009 by Jeff

 

Place Schoelcher, Cayenne

Statue de Victor SCHOELCHER, Place Schoelcher, Cayenne, Guyane –

Le 27 avril 1848, Victor SCHOELCHER

fait abolir définitivement l’esclavage en France.

 

Schoelcher épitaphe Cayenne

 

 

Statue de Victor Schoelcher, Schoelcher, Martinique

« Nulle Terre française ne portera plus d’esclaves. »

Statue de Victor Schoelcher, Ville de Schoelcher, Martinique

 

Victor Schoelcher, le parcours d’un Juste :

Victor Schoelcher naît le 22 juillet 1804 à Paris, dans une famille originaire de Fessenheim, en Alsace. Il fréquente notamment Georges Sand, Hector Berlioz, Franz Liszt. Lors dun voyage à Cuba il est révolté par le sort des esclaves.

A la mort de son père, il revend la manufacture de porcelaine alsacienne dont il hérite pour se consacrer au combat contre l’esclavage, lequel avait déjà été aboli une première fois en 1794 par l’abbé Grégoire (16 Pluviôse an II de la Révolution Française), mais avait été rétabli en 1802 par Napoléon. Lire la suite