Archive pour Schoelcher

Complément d’enquête… Un instituteur et un « clown »… hors du commun…

Posted in Do you remember ? with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 août 2011 by Jeff

Suite notamment aux posts :

Victor SCHOELCHER, le parcours d’un Juste – un peu de politique, d’histoire, et de généalogie…

et

Course contre la montre pour retrouver l’oncle oublié.  
 
 

Marcel Foechterlé – instituteur et directeur d’école à Fessenheim de 1946 à 1971, citoyen d’honneur de Fessenheim, décédé en 2010 à Colmar à 93 ans. Patriote insoupçonnable durant la guerre – pas comme l’un ou l’autre, qui surent cependant assurer leurs positions après la libération…

C’est donc LUI qui aurait découvert l’origine fessenheimoise de Marc et Victor Schoelcher.

Il me semble bien avoir fait un séjour dans sa classe… ;-o))

En tout cas ce n’est pas lui la brute épaisse qui me donna un jour une baffe, de tout son poids, parce que j’avais eu le malheur le bonheur de sourire à Simone dans le couloir de l’école !… (Non, non, je ne donnerai pas de nom, c’est le passé…).

 Septembre 1940 : les Alsaciens sont « autorisés » et « invités » à rentrer dans l’Alsace annexée par les Nazis. Un an après l’exil douloureux, le village rentre donc de Mirande. Tout le village, à l’exception notable semble-t-il d’une certaine famille Schelcher…

Septembre 1940 - retour d'exode de Mirande, dans l'Alsace annexée par les Nazis

Marcel Foechterlé, exilé lui-aussi dans le Mirandais, attendra également la fin de la guerre pour rentrer. Il ne pouvait pas accepter qu’à Colmar le boulevard de la République s’appellât désormais prétendument « Adolf Hitlers Strasse »…

Marcel Foechterlé a raconté au début du troisième millénaire cette époque de sa vie, sous le titre « Itinéraire d’un patriote réfractaire à l’annexion de fait – Mon parcours de Baltzenheim à Meilhan 1939-1945. » (Hardt et Ried – Annuaire n° 19 – 2006/2007 – Société d’histoire Hardt et Ried, 20 €).

Marcel Foechterlé - Emile Beringer

On voit ici M. Foechterlé en conversation avec Emile Beringer (à droite), dont il fut aussi l’instituteur (et certainement plus longtemps !…). Emile, affublé d’un « prénom de clown », parfois un peu dur à porter, finira par savoir le fin mot de l’histoire quant à ce choix : sous l’occupation, les nazis…nazifiaient l’Alsace (Didierjean était transformé en Dieterhans, …). On ne choisissait pas librement les prénoms des enfants. C’est pourquoi dans la liste possible, sa maman a choisi « Emil » : il suffirait d’ajouter un « e » après la guerre pour franciser…

Ci-dessous on voit Emile en discussion au Musée Schoelcher/Maison de la Hardt avec Tante Marie-Rose. Il y a 72 ans, à quelques jours près, elle traversait la France dans des wagons à bestiaux. Elle avait 8 ans.

Emile Beringer  et Marie-Rose Goergler - Maison Schoelcher - Musée de la Hardt -21 août 2011

(photo Claudine et Michel)

Merci Emile pour la visite guidée – et truculente –  du vieux village et du musée, dans la torpeur presqu’insupportable du mois d’août !

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Forever and ever…

Posted in Musik with tags , , , , on 29 août 2010 by Jeff

Parfois il faut se lever…

Un choix musical qui devrait être assez bien compris, à plusieurs points de vue, par quelqu’un de ma connaissance au vu d’une discussion récente…

Halleluiah chorus. The Messiah. Georg Friedrich Haendel. New York Radio City Hall. Direction André Rieu.

Certes hyper-classique. Mais personnellement je ne m’en lasse pas, je peux l’écouter en boucle ;-o))

Il faut rappeler d’ailleurs que, comme cela a été relaté déjà sur ce blog, le grand Victor Schoelcher, « l’athée mystique », celui que Victor Hugo appelait « l’homme de cristal », a écrit lors de son exil londonien un livre sur la vie de Haendel, et a rassemblé une collection de plus de 3 000 objets en relation avec le compositeur…

Bien que le roi Georges II lui-même se fût levé lorsque ce chef d’oeuvre définitif fut donné, il n’étonnera personne qu’à cause de cet oratorio composé entre deux crises de paralysie, Haendel eut à subir longtemps l’hostilité des  soit-disant « dévôts » lors d’une « guerre des libelles »… La postérité a jugé…